CLINIQUE DU COEUR JEAN-LOUIS NOISIEZ

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L’équipement, voué à la chirurgie cardiaque et la cardiologie, ne compte pas moins de 21 345 m² de surface utile sur onze niveaux. La très forte déclivité des lieux fait que cinq niveaux sont en grande part enterrés, et qu’au nord, en partie haute du terrain, où se trouve le hall d’entrée, il n’y en a que six à être visibles, dont le couronnement dédié aux équipements techniques (PAC, CTA, panneaux solaires). Sur l’ensemble, seuls les R+3 et R+4 ont la même destination, l’hébergement des patients. Aucun autre niveau n’a de fonctions – et donc de plan – identiques à celui du dessus ou du dessous, en raison de l’extrême diversité des tâches et des locaux inhérente aux établissements hospitaliers. Sans programme détaillé au départ, nous avons conçu ce millefeuille, avec notre confrère Jean-Louis Mari, grâce à une longue série de réunions avec les futurs usagers et le maître d’ouvrage.

Trois dispositifs homogénéisent en façade cet édifice si hétérogène au-dedans. D’abord, les façades présentent une alternance de bandes verticales : les unes sont faites de panneaux calcaires en quinconce ; les autres, en tôle métallique thermolaquée et nervurée horizontalement, intègrent les baies. Ces nervures horizontales s’espacent au niveau de chaque baie pour jouer le rôle d’une persienne en partie haute, puis, en partie basse, elles se retournent de manière à faire brise-soleil. L’objectif est d’équilibrer protection solaire, apport de lumière naturelle et vues sur le dehors, notamment sur les terrasses richement plantées ainsi que la mer si proche.

La luxuriance de l’élément végétal forme précisément le troisième dispositif d’homogénéisation de l’équipement par l’extérieur. Des maxi-pots sont spécialement fabriqués pour pouvoir accueillir, sur les terrasses et les balcons, des arbres hauts comme deux étages. La végétation s’offre aussi généreusement aux pieds de l’édifice. Sa forte présence est une des composantes de la démarche environnementale. Autre de ses composantes, le travail sur les matériaux. Les normes draconiennes en matière d’hygiène hospitalière ont limité l’emploi des matériaux biosourcés : le bois n’apparaît que dans l’accueil et les salles de conférences, la fibre de bois est encapsulée en isolation acoustique dans certaines cloisons. Mais les menuiseries des baies sont en aluminium recyclé à 75%, et la structure se constitue de béton bas carbone. Le revêtement calcaire illustre le recours aux géosourcés. Citons encore l’emploi de brasseurs d’air chaque fois que les normes hospitalières l’autorisent, pour réduire le recours à la climatisation. Ainsi, l’édifice est un projet pilote dans la démarche Bâtiment Durable Méditerranéen, en catégorie hôpitaux.

L’accueil des patients tire sa qualité des principales de ces caractéristiques. Outre l’efficacité du traitement de l’air intérieur et la signalétique permettant de se repérer aisément en tout point du bâtiment, le travail réalisé sur le contact avec l’extérieur, depuis les chambres, se révèle fondamental pour le bien-être apporté aux malades. Les caractéristiques des vitrages (facteur solaire et transmission lumineuse) s’y conjuguent aux dispositifs de protection des baies pour que les patients, assis ou couchés, profitent des vues sur le dehors et de la lumière naturelle sans que ceci s’accompagne de surchauffes. Et la vue ou l’accès aux espaces richement plantés ajoute encore à cette sensation de bien-être.

BILLY GOFFARD
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BILLY GOFARD
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